Comment préparer un tournage vidéo ? Notre checklist en 5 points

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Clément de Studio K7 tenant sa caméra face à l'objectif dans le studio, avant de préparer un tournage vidéo

Préparer un tournage vidéo, c’est souvent ce qui fait la différence entre une journée fluide et une journée où l’on court après le temps. Le jour J, tout va vite : il faut gérer la lumière, le son, les intervenants, les imprévus du lieu. Si la préparation n’a pas été faite avant, c’est sur place qu’on la paie.

Chez Studio K7, on a fini par formaliser ce qu’on faisait déjà un peu par réflexe. Avant chaque tournage, il y a 5 points qu’on vérifie absolument. Pas une liste de 40 cases à cocher, juste les cinq choses qui, si on les oublie, peuvent faire rater une vidéo.

La réponse courte : pour bien préparer un tournage vidéo, on vérifie cinq points la veille : le script et le cahier des charges, la shot list (la liste des plans à filmer), le planning de tournage, le matériel et le brief des intervenants. Chacun de ces points évite une erreur précise sur le terrain, et chaque minute passée à les préparer est une minute gagnée le jour J.

Pourquoi bien préparer un tournage vidéo change tout le jour J

On pourrait croire que l’essentiel du travail se joue caméra en main. En réalité, une bonne partie de la qualité d’une vidéo se décide avant, au moment où l’on organise la journée. Un tournage mal préparé ne se voit pas forcément à l’image, mais il se ressent partout ailleurs : des plans manquants au montage, une équipe client qui attend, une interview qu’il faut refaire parce que la personne était tendue.

Il y a aussi une question de volume. Quand on réalise des centaines de vidéos dans l’année, on a vite fait de confondre deux projets, ou d’oublier un paramètre qu’on avait pourtant bien noté trois semaines plus tôt. Notre checklist tournage n’est pas là parce qu’on ne connaît pas notre métier, elle est là justement parce qu’on en fait beaucoup.

C’est d’ailleurs l’une des étapes que l’on détaille dans notre méthode de production vidéo : écriture, repérages, planification. Voici comment ça se traduit concrètement, point par point.

Équipe Studio K7 qui relit le script et la shot list pour préparer un tournage vidéo

1. Relire le script et le cahier des charges la veille

C’est le point le plus évident, et c’est justement pour ça qu’on le met en premier. Le script et le cahier des charges sont préparés bien en amont du tournage, validés avec le client, parfois retravaillés plusieurs fois. Mais on les relit systématiquement la veille, et on les emporte avec nous sur le lieu de tournage.

Pourquoi relire un document qu’on a soi-même écrit ? Parce qu’entre la validation du script et le jour du tournage, il peut se passer plusieurs semaines, et d’autres projets entre les deux. On a très vite fait d’oublier un paramètre très important du projet. Relire, c’est remettre l’objectif de la vidéo en tête avant de tourner chaque plan.

L’erreur qu’on ne veut plus jamais faire

L’exemple le plus marquant, c’est celui-ci : filmer toute une vidéo en paysage alors qu’on avait prévu depuis le début de la filmer en vertical. Sur le papier, c’est une évidence. Sur le terrain, avec l’habitude de cadrer en horizontal, c’est une erreur qui arrive plus vite qu’on ne le pense.

Et elle coûte cher : une vidéo pensée pour Instagram ou TikTok, tournée en 16:9, oblige à recadrer violemment au montage, avec une perte de qualité et des plans qui ne fonctionnent plus. Le format de diffusion se décide avant de tourner, pas après. On l’explique plus en détail dans notre article sur comment adapter sa vidéo à chaque réseau social.

Dans le cahier des charges, on vérifie donc notamment :

  • le format de diffusion (vertical, horizontal, les deux) ;
  • la durée visée de la vidéo finale ;
  • les messages clés que le client veut absolument voir apparaître ;
  • les contraintes particulières (lieux, personnes à filmer ou à ne pas filmer, éléments de marque).

2. La shot list : la liste des plans à ne pas manquer

Sur certains tournages, on a besoin d’une liste très claire des séquences et des plans à filmer. C’est ce qu’on appelle la shot list, ou le séquencier. Elle ne sert pas sur tous les projets (une interview simple dans un bureau n’en demande pas forcément), mais dès qu’un tournage comporte plusieurs lieux, plusieurs scènes ou beaucoup de plans d’illustration, elle devient indispensable.

Qu’est-ce qu’on met dans une shot list ?

Pour chaque plan, on note :

  • ce qu’on filme (l’action, la personne, l’objet) ;
  • où on le filme ;
  • la valeur de plan (plan large, plan moyen, gros plan) ;
  • l’axe de caméra (de face, de profil, en plongée…).

Ça peut paraître très cadré. C’est voulu : plus la liste est précise, moins on a besoin de réfléchir sur place, et plus on garde d’énergie pour ce qui ne se prévoit pas (la lumière qui change, une belle scène spontanée).

L’exemple du film de marque pour le Réseau eborn

Récemment, on était en tournage pour le film de marque du Réseau eborn, un client qu’on accompagne depuis 2024. 7 jours de route dans le sud-est de la France, à enchaîner les villes les unes après les autres pour tourner plusieurs plans dans chacune.

Avec autant de déplacements, le risque d’oublier un plan prévu est réel. On avait donc préparé en amont un séquencier complet, validé par le client, qui nous permettait de savoir à chaque étape tous les plans à filmer : dans quel endroit, avec quelle valeur, avec quel axe. Au moins, on est sûrs de ne rien oublier.

Et le bénéfice ne s’arrête pas au tournage. Au montage, la shot list facilite énormément la tâche : on sait ce qu’on a, où le trouver, et à quelle séquence chaque plan correspond.

Tournage du film de marque eborn, un plan prévu dans la shot list lors de la préparation du tournage vidéo

3. Le planning de tournage : savoir quoi filmer, où et à quelle heure

Il y a des tournages très courts, qui durent 2 ou 4 heures, et des tournages beaucoup plus longs, sur plusieurs jours. Le point commun entre les deux, c’est qu’il faut être organisé. Le planning de tournage répond à trois questions simples : qu’est-ce qu’on filme, à quelle heure, et dans quel ordre.

Ce planning n’est pas qu’un outil interne. Il sert surtout à se coordonner avec les personnes sur place : le responsable qui nous accueille, les collaborateurs qu’on va interviewer, l’équipe qui doit libérer une salle ou un atelier.

Un tournage qui traîne, c’est un coût pour l’entreprise filmée

C’est un point qu’on garde toujours en tête. Pendant qu’on filme, l’entreprise continue de payer ses salariés, et une partie d’entre eux est mobilisée pour nous. Un tournage qui déborde d’une heure, c’est une heure de travail en moins pour plusieurs personnes. Un planning de tournage clair, partagé en amont, permet à chacun de savoir quand il sera sollicité et de continuer à travailler le reste du temps.

C’est d’autant plus vrai sur les formats qui mobilisent beaucoup de monde, comme un film corporate où l’on filme plusieurs services, plusieurs lieux et plusieurs intervenants dans la même journée.

4. Préparer le matériel la veille (et pas le matin même)

Évidemment, il faut préparer le matériel. Ça paraît basique, mais c’est exactement le genre de chose qu’on a tendance à repousser au dernier moment. Chez nous, la veille d’un tournage, on fait systématiquement trois choses :

  • on nettoie les objectifs, c’est le plus important : une poussière sur une lentille peut ruiner une série de plans, et on ne la voit pas toujours sur le petit écran de contrôle ;
  • on vide les cartes SD, pour partir avec tout l’espace disponible ;
  • on charge les batteries.

Le jour du tournage, on n’a pas le temps de régler ce genre de problème. Chercher une carte libre ou attendre qu’une batterie se recharge, c’est faire attendre un intervenant ou rater la bonne lumière. Tout ce temps passé avant le tournage, c’est du temps économisé sur place.

Si vous tournez vous-même, la page Conseils de tournage de l’aide YouTube propose d’ailleurs une liste de vérification du matériel très proche de la nôtre : tester l’équipement, prévoir des batteries et des cartes mémoire de rechange, étiqueter ce qu’on emporte.

5. Briefer les intervenants avant de filmer une interview

Dernier point, et pas le moindre dès qu’il y a des interviews à filmer : le brief des intervenants. La plupart des gens qu’on filme n’ont jamais parlé face à une caméra. Et croyez-nous, ce n’est vraiment pas naturel.

Ce qu’on observe très souvent sur le terrain, ce sont deux réflexes :

  • on a tendance à chuchoter, parce qu’on a l’impression de déranger ;
  • on fuit la caméra du regard, au lieu de la regarder ou de regarder la personne qui pose les questions.

Ce ne sont pas des défauts, ce sont des réactions normales face à une situation inhabituelle. Notre rôle, c’est de les anticiper.

Comment on met les intervenants à l’aise

La plupart du temps, on prend le temps. On prend le temps de mettre les personnes à l’aise, de leur expliquer comment ça fonctionne (où regarder, combien de temps ça dure, ce qu’on attend d’elles) et comment on va les guider dans leur intervention. Quelqu’un qui sait à quoi s’attendre arrive détendu plutôt que pris au dépourvu, et ça se voit immédiatement à l’image.

C’est particulièrement important pour les formats où la parole est au centre, comme la vidéo témoignage client : la crédibilité du message repose entièrement sur l’aisance et la sincérité de la personne filmée. On détaille d’ailleurs les questions à poser lors d’une interview client dans un article dédié.

Brief d'un intervenant avant son interview, une étape clé pour préparer un tournage vidéo

Ce que vous pouvez préparer de votre côté, en tant qu’entreprise

Cette checklist tournage est la nôtre, mais une bonne partie de la préparation d’un tournage se fait à deux. Si vous faites appel à une agence pour votre vidéo, voici ce qui nous aide vraiment côté client :

  • relire et valider le script et la shot list avec attention, même si ça semble fastidieux, c’est là que se jouent les oublis ;
  • partager le planning de tournage en interne, pour que chaque personne concernée sache quand elle sera sollicitée ;
  • prévenir les intervenants suffisamment tôt, pour qu’ils ne découvrent pas la caméra le matin même ;
  • nous signaler les contraintes du lieu (accès, horaires, zones à ne pas filmer).

Que le tournage ait lieu dans vos locaux à Lyon, ailleurs en Auvergne-Rhône-Alpes ou, comme pour eborn, sur plusieurs jours de route, ces quelques points font gagner du temps à tout le monde.

Conclusion : une bonne vidéo se prépare avant d’appuyer sur REC

Ces cinq points, ce sont un peu nos secrets de fabrication, et pourtant ils n’ont rien de compliqué. C’est leur régularité qui fait la différence. Relire le script, suivre une shot list, tenir un planning de tournage, arriver avec un matériel prêt et des intervenants briefés : c’est ce qui permet de réaliser un tournage efficace, sans stress pour nous, mais surtout sans stress pour vous.

Vous avez un projet de vidéo et vous voulez savoir comment on l’organiserait ? Contactez notre agence vidéo à Lyon, on en discute avec plaisir.

Questions fréquentes sur la préparation d’un tournage vidéo

Combien de temps dure un tournage vidéo d’entreprise ?

Tout dépend du projet. Certains tournages sont très courts, 2 à 4 heures suffisent pour une interview ou une vidéo simple dans un seul lieu. D’autres s’étalent sur plusieurs jours, quand il faut filmer dans plusieurs villes ou sur plusieurs sites. Dans tous les cas, c’est le planning de tournage, établi en amont avec le client, qui fixe la durée réelle.

Quelle est la différence entre une shot list et un storyboard ?

La shot list est une liste écrite des plans à filmer : ce qu’on filme, où, avec quelle valeur de plan et quel axe de caméra. Le storyboard, lui, est une version dessinée des plans, case par case, qui montre visuellement la composition de chaque image. La shot list est plus rapide à produire et suffit pour la plupart des vidéos d’entreprise.

Faut-il filmer une vidéo en vertical ou en horizontal ?

Cela dépend de l’endroit où elle sera diffusée. Le vertical est adapté à Instagram, TikTok ou aux Shorts YouTube, l’horizontal à YouTube, à un site web ou à une projection. L’important est de le décider avant le tournage et de l’inscrire dans le cahier des charges : recadrer une vidéo horizontale en vertical au montage fait perdre en qualité et en composition.

Comment se préparer pour parler face à une caméra ?

Le plus utile est de savoir à quoi s’attendre : quelles questions seront posées, combien de temps ça dure, où regarder. Il n’est pas nécessaire d’apprendre un texte par cœur, au contraire. Parler à voix normale, sans chuchoter, et regarder la personne qui pose les questions suffit dans la plupart des cas. Une équipe de tournage expérimentée vous guide sur place.

Que doit préparer une entreprise avant un tournage vidéo ?

Une entreprise qui fait appel à une agence doit surtout valider le script et la shot list, informer les salariés concernés, partager le planning de tournage en interne et signaler les contraintes du lieu (accès, horaires, zones sensibles). Ces préparatifs évitent les attentes le jour J et permettent de filmer sereinement, sans bloquer l’activité plus longtemps que prévu.

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